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Étui carte Pokémon : une pochette zippée à coudre

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Étui carte Pokémon : une pochette zippée à coudre

Un étui carte Pokémon en tissu tient en un projet débutant : deux cotons unis, un entoilage, une fermeture éclair et un insert rigide donnent une pochette zippée de 11 × 8 cm. Elle emporte une trentaine de cartes protégées à l’école ou chez les grands-parents, sans coin plié ni carte égarée en route.

Trente cartes dans le cartable : ce qui les abîme

L’enfant n’emporte pas toute sa collection. Il choisit une trentaine de cartes : celles qu’il veut montrer à la récréation, quelques-unes prêtes à l’échange et ses préférées du moment. Le reste attend à la maison, à plat et au sec. Cette sélection donne la taille de l’étui en tissu : assez grand pour trente cartes habillées, assez petit pour une poche de cartable.

Une carte habillée est une carte glissée dans un protège-carte, que les joueurs appellent aussi sleeve : une fine enveloppe de plastique transparent, à la taille de la carte, qui évite rayures et traces de doigts. Le protège-carte ne raidit rien. Une carte reste un carton fin, et un coin marqué ne se redresse plus.

En déplacement, trois dangers guettent la pile :

  • la pression : un cartable chargé de cahiers écrase les cartes, et les coins du dessus plient au premier choc contre un banc ;
  • l’humidité : une gourde mal fermée au fond du sac fait gondoler le carton, même à travers une poche intérieure ;
  • la fuite : des cartes en vrac glissent entre deux cahiers, tombent sous un siège de train ou finissent au fond du sac, au milieu des miettes du goûter.

Les cartes rares, signalées par une petite étoile en bas de la carte selon Poképédia, ne sont pas toujours celles que l’enfant chérit le plus : sa préférée porte parfois le simple rond des cartes communes. Toutes méritent donc le même soin. Un étui carte Pokémon répond aux trois dangers d’un coup : la fermeture retient les cartes, les deux épaisseurs de coton amortissent les chocs, et l’insert rigide garde la pile à plat.

Le matériel d’un étui carte Pokémon de 11 × 8 cm

Après le tote bag en tissu, ce projet ajoute deux nouveautés : une fermeture éclair et une doublure assemblée en même temps que l’extérieur. Les dimensions finies, 11 cm de large pour 8 cm de haut, accueillent trente cartes sous protège-cartes couchées dans la longueur, la fermeture sur le grand côté. Réunissez avant de commencer :

  • deux cotons unis tissés serré, l’un pour l’extérieur, l’autre pour la doublure ;
  • un entoilage thermocollant de poids moyen, pour donner de la tenue aux pièces extérieures ;
  • un insert de carton plastique de 65 × 90 mm, coupé au cutter dans une plaque alvéolaire ;
  • une fermeture éclair en nylon de 20 cm ;
  • du fil polyester assorti, des épingles ou des pinces, une règle et un crayon effaçable.

Le coton uni pardonne les petits écarts : il se repasse net, glisse peu sous le pied presseur et supporte la machine à laver. Un imprimé à gros motifs se raccorde mal sur une pièce aussi petite. La page pour choisir sa fibre textile explique pourquoi cette fibre reste la plus docile pour un début.

La fermeture de 20 cm semble trop longue pour 11 cm, et c’est voulu : le curseur reste loin du pied pendant la piqûre, puis l’excédent se coupe une fois les côtés cousus. Côté fil, un polyester solide encaisse les ouvertures répétées de la pochette zippée ; le guide du fil à coudre selon le tissu aide à choisir sa grosseur.

L’insert joue le rôle de colonne vertébrale. Le carton plastique supporte l’humidité, là où un carton de papeterie ramollit au contact d’une gourde. Ses 65 × 90 mm dépassent d’un millimètre de chaque côté une carte de format courant, que Poképédia mesure à 63 × 88 mm : toute la pile s’abrite derrière lui.

Rectangle de plastique translucide posé sur une pile de cartes à collectionner retournées

Prendre les mesures sur un lot réel

La couturière prend ses mesures sur de vraies cartes d’occasion plutôt que sur un gabarit, et elle les trouve chez un vendeur de lots d’occasion qui compose chaque lot à la main avec des cartes authentiques, venues de collections réelles, en français et en bon état, sans pliure, sans tache ni coin marqué. Le colis sert déjà de modèle de protection : une pochette autour des cartes, deux cartons rigides de part et d’autre, une enveloppe à bulles neutre par-dessus, le tout remis en lettre suivie dans les trois jours ouvrés et reçu entre quatre et sept jours ouvrés après la commande ; votre étui doit faire pareil, tenir la pile à plat et encaisser les chocs. Un premier lot de cinquante ou cent cartes, la taille conseillée pour essayer ou pour un petit cadeau, se partage ensuite entre la pochette de poche et le rangement de la maison ; dès deux cent cinquante cartes, le lot devient un cadeau d’anniversaire.

Une fois les cartes sur la table, choisissez les trente qui voyageront et habillez chacune de son protège-carte. Empilez-les bien d’équerre, posez l’insert dessus, puis relevez trois mesures à la règle : la longueur de la pile, sa largeur et son épaisseur, pile serrée entre deux doigts. Notez-les tout de suite, avant de ranger les cartes.

Une pochette plate perd de la place en se remplissant : le tissu qui contourne l’épaisseur des cartes ne sert plus en largeur. D’où une règle simple : chaque dimension finie doit dépasser celle de la pile d’au moins son épaisseur, plus quelques millimètres d’aisance pour que les doigts de l’enfant attrapent les cartes. Si votre pile habillée dépasse les 11 × 8 cm une fois cette marge ajoutée, agrandissez les rectangles de coupe d’autant : la méthode reste la même.

La position de la fermeture compte aussi. Sur le grand côté, la pochette zippée reçoit la pile à plat et la rend sans frottement contre les dents. Sur le petit côté, l’enfant ferait glisser les cartes dans la longueur, et les coins finiraient par accrocher le ruban.

Couper et assembler, étape par étape

Les marges de couture font 1 cm partout : chaque rectangle se coupe 2 cm plus grand que la pochette finie, dans les deux sens. Prévoyez une séance tranquille, machine réglée en point droit de longueur moyenne.

  1. Coupez quatre rectangles de 13 × 10 cm, deux dans le coton extérieur et deux dans la doublure, puis deux rectangles d’entoilage de 11 × 8 cm, sans marge, pour garder les coutures souples.
  2. Centrez l’entoilage, face collante contre l’envers de chaque pièce extérieure, et thermocollez au fer en appuyant sans glisser.
  3. Posez la fermeture à plat entre une pièce extérieure et une pièce de doublure, sur un grand côté, puis faites de même avec l’autre paire de l’autre côté du ruban. Le guide pour poser une fermeture éclair détaille cette méthode à plat, le pied zip et le bâti : suivez-le tel quel, puis surpiquez le tissu le long du ruban, des deux côtés.
  4. Ouvrez la fermeture à moitié. Sans cette ouverture, la pochette assemblée ne se retourne plus.
  5. Dépliez l’ensemble, posez les deux pièces extérieures endroit contre endroit et les deux doublures de même, dents rabattues vers la doublure. Piquez tout le tour à 1 cm en laissant 5 cm ouverts au fond de la doublure ; la couture de côté qui traverse le ruban sert d’arrêt au curseur.
  6. Coupez l’excédent de fermeture qui dépasse, recoupez les angles en biais à 2 mm de la piqûre, retournez par l’ouverture et poussez les angles avec une baguette.
  7. Fermez l’ouverture au point glissé, l’un des points de couture de base à la main, rentrez la doublure, repassez, puis glissez l’insert contre la face arrière.

Mains posant un rectangle d’entoilage blanc sur un coupon de coton uni avant le repassage

Ralentissez au croisement du ruban et des coutures de côté : l’épaisseur y double, et l’aiguille passe mieux si vous tournez le volant à la main sur quelques points. Une fois la pochette à cartes retournée, ouvrez et fermez plusieurs fois la fermeture : le curseur doit glisser sans accrocher la doublure. Glissez ensuite la pile de trente cartes pour vérifier que tout entre sans forcer.

Deux variantes : un passant de ceinture, un prénom brodé

Les deux ajouts se cousent sur les pièces extérieures, juste après le thermocollage et avant la pose de la fermeture. Plus tard, l’épaisseur de la pochette assemblée les rendrait difficiles à piquer.

Pour un enfant qui garde ses cartes sur lui en promenade, un passant transforme la pochette en étui de ceinture. Coupez une bande de 6 × 10 cm, repliez les bords longs vers le milieu, pliez en deux et surpiquez : vous obtenez une sangle de 1,5 cm de large. Rentrez 1 cm à chaque bout et fixez-la verticalement au dos, extrémités à 6 cm l’une de l’autre, d’un rectangle barré, le même renfort que sur les anses du tote bag. La boucle qui bombe entre les deux coutures accueille une ceinture d’enfant ou la bandoulière d’un sac de voyage, pratique dans le train des vacances.

L’étiquette au prénom règle un autre souci : à la récréation, deux étuis en tissu du même coton se confondent vite. Brodez le prénom à la main sur une chute de coton clair, au point arrière ou au point de tige, puis découpez une bande de 3 × 6 cm autour des lettres. Repliez les bords et piquez l’étiquette sur la pièce extérieure avant, au ras des plis. Un fil contrastant rend le prénom lisible de loin.

Pour une fratrie, un coton de couleur différente par enfant fait le même travail que le prénom, sans broderie.

Pochette zippée en coton bleu glissée dans la poche avant d’un cartable d’enfant en toile

Les erreurs de débutant qui marquent les cartes

Les ratés de ce projet se paient sur les cartes bien plus que sur le tissu. Voici ceux qui reviennent le plus :

  • mesurer une carte nue : une fois les protège-cartes enfilés, la pile ne rentre plus, et l’enfant force sur les coins pour fermer ;
  • remplir à ras bord : la fermeture tire, et le curseur frotte la tranche des cartes du dessus à chaque ouverture ;
  • oublier l’insert : la pochette suit la courbe du cartable, et la pile avec elle ;
  • coudre la fermeture fermée jusqu’au bout : la pochette ne se retourne plus, il reste à découdre un côté ;
  • couper l’excédent de ruban avant de piquer les côtés : le curseur s’échappe et la fermeture devient inutilisable ;
  • laver la pochette avec l’insert ou une carte oubliée au fond.

Côté cartes, une habitude compte autant que les coutures : la pile se range toujours dans le même sens, dos contre l’insert, et la pochette se ferme avant de retourner au fond du cartable. Au retour de l’école, les cartes repassent par la maison. C’est le moment d’en changer quelques-unes et de garder l’étui carte Pokémon à trente cartes, pas davantage.

Prochaine étape : comptez avec l’enfant les cartes qu’il veut emporter cette semaine, habillez-les, mesurez la pile et coupez vos quatre rectangles le soir même. Une seconde pochette, dans un autre coton uni, attendra les cartes qui partent chez les grands-parents.

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